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Boules de graisse

Le filet en nylon est le seul vrai danger de la mangeoire d’hiver. Une boule se suspend nue.

Bien choisir

Fabriquées ou achetées

La graisse est l’apport énergétique le plus dense qu’on puisse proposer en hiver. Un passereau de dix grammes brûle une part importante de ses réserves en une nuit de gel, et une matière grasse enrobant des graines fournit cette densité mieux qu’une graine seule.

La question qui compte n’est donc pas la composition, elle est la suspension. Les filets à mailles souples livrés avec la plupart des boules du commerce se resserrent sur un doigt ou sur une langue et ne se relâchent pas. Les mésanges et les pics épeiches sont les plus exposés. Une boule se suspend par sa ficelle seule, ou se dépose dans un panier à mailles rigides.

Second point : la température. Au-dessus de 25 °C environ, la graisse ramollit et rancit. C’est un produit de novembre à mars. Au printemps, il est de toute façon écarté, les couvées demandant des insectes plutôt que des matières grasses.

La recette tient en deux ingrédients et une proportion : une part de graisse végétale solide pour deux parts de graines, en masse. Rien d’autre n’est nécessaire, et le résultat est identique au produit du commerce.

Acheter fait gagner du temps, pas de la qualité. La différence utile entre deux produits du commerce est la présence ou l’absence de filet, et la teneur en graines par rapport à la graisse.

Dans les deux cas, on retire toute boule blanchie ou moisie : une boule dégradée est un point de contact entre les individus qui s’y succèdent.

Pour mésange bleue, mésange charbonnière et sittelle torchepot. Consultez aussi le guide du diamètre d’entrée.